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Archive for the ‘Agenda’ Category

Chers lecteurs et lectrices,

J’ai décidé de suspendre, temporairement ou non, la rédaction de l’agenda. Je préfère m’intéresser davantage à l’œuvre de quelques cinéastes plutôt que de couvrir une actualité déjà bien répercutée. Tout cela représente beaucoup de temps. À l’heure qu’il est, je dois effectuer des choix cohérents.

Vous pourrez néanmoins trouver des commentaires intéressants dans de bonnes crémeries. Je ne parviens malheureusement pas à mettre la main sur les adresses de blog sélectionnées il y a quelques mois. Cependant, il reste toujours les articles édités sur Télérama et Libération, pour ne citer qu’eux.

Belles séances…

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Nous frisons l’overdose cette semaine, le nombre de sorties s’approchant de la vingtaine. Naturellement, un être normalement constitué n’aura pu les assimiler toutes et vous en faire l’écho dans ces pages.

Côté muscles, Faster et Sans identité ne font pas dans la dentelle et remplissent au passage leur but : foutre un bon coup d’adrénaline et vendre du maïs soufflé. Pour les nostalgiques de Denver, cet ancien dessin-animé dont certains se souviennent, Paul rejoue la partition de potes qui ont pour occupation de se charger d’un extraterrestre. Le déjà fameux Winter’s Bone nous invite à la campagne pour une sorte de thriller original. Je crois qu’il vaut le déplacement mais je n’ai pas encore assisté à la projection. Considérons alors quelques films.

 

Un certain intérêt semblait émaner du Voleur de lumière, de Aktan Arym Kubat, qui nous avait habitué à des films bien foutus et assez riches. Comme l’indique le titre, nous allons suivre les aventures d’un électricien, un peu fraudeur sur les bords, et comme l’indique le nom du réalisateur, nous sommes au Kirghizistan. L’explosion du bloc soviétique n’a pas fini de plonger les anciennes républiques dans la précarité. Le Kirghizistan n’échappe pas à la règle et de nombreux habitants connaissent des difficultés. C’est là qu’intervient Monsieur Lumière. Il détourne de l’électricité pour les plus démunis. Et c’est là que s’immiscent des vautours qui souhaitent accéder facilement aux ressources du pays pour s’enrichir. Monsieur Lumière se fait attraper alors que le gouvernement vient de s’effondrer. Il sera alors relâcher puisque la police n’est plus. Il nourrit un rêve, celui de constituer un champ d’éoliennes dans la vallée. Ce projet intéresse un aimable personnage débarqué de nulle part dont les intentions paraissent bien trop bonnes. Ici, se jouera le nœud du film : à qui accorder sa confiance quand nous n’avons pas grand chose ? La tentation de s’ouvrir est grande mais à quels risques?

Malheureusement, Le voleur de lumière sonne un peu comme une carte postale, autant qu’une carte postale puisse sonner, je vous l’accorde. Les plans réalisés avec un grand soin, forment une campagne touristique alléchante et on peut douter de l’intégrité de certaines images très folkloriques. Les personnages, enfermés dans une grande innocence, ont toute notre sympathie, mais l’odeur de compassion l’emporte. Le récit est très convenu et la surprise ne germe jamais dans cette trame. Dommage, j’aurais aimé apprécié ce film. Cependant, le sentiment de banalité l’a emporté sur le reste. Ne demeure dans mon souvenir frais qu’une scène teintée de western où Monsieur Lumière jauge un enfant qui lui retourne son intrigante démarche jusqu’à ce que finalement, ils se décident, l’un et l’autre, à rengainer leur pistolet imaginaire. Pour clore cette scène, un homme arrive à cheval pour annoncer un drame, tandis qu’ils avaient collé leur oreille aux poteaux électriques, comme le font les Indiens sur le sol. Finalement, le film ne décolle jamais. Il n’y a pas grand chose à lui reprocher mais la mayonnaise ne prend pas.

 

Aujourd’hui dans les Pyrénées, un thriller à la française. Voici le pitch d’Avant l’aube, réalisation de Raphaël Jacoulot, dont c’est ici le second long métrage (après Barrage en 2006). Décor planté dans les Pyrénées donc, où se situe un grand hôtel dont Jacques Couvreur (Jean-Pierre Bacri) est le propriétaire. Il accueille en stage Frédéric, un jeune en réinsertion (interprété par l’excellent Vincent Rottiers). Un jour, un client disparaît et le dernier endroit qu’il a fréquenté fut l’hôtel. Tout porte à croire que l’énigme se tient ici pour Sylvie Poncet (Sylvie Testud) en charge de l’affaire. Le film débute, comme la plupart des films dans une voiture, celle de Frédéric, sur des routes sinueuses et nous mène jusqu’à l’hôtel. Raphaël Jacoulot précipite un peu son évocation de The Shining. L’ampleur des scènes ne possède rien de comparable, mais nous nous laissons aller au jeu des comparaisons. D’emblée, la musique nous incite à penser thriller. Son identité est si forte que l’on ne peut pas penser à autre chose. Rien à voir cependant avec l’abject dictature de 127 heures, où chaque morceau nous dit exactement quoi ressentir et quel sentiment avoir. J’attendais nerveusement les premiers mots de Bacri. Ils furent désagréables et je me mordais les joues. Pas facile de faire sortir un acteur d’une voie dans laquelle l’ont maintenus des dizaines réalisateurs. D’un autre côté, lorsqu’il s’en éloigne certains hurlent. Peu importe, Bacri gueule bien. Le fils de Couvreur, Arnaud (Xavier Robic, qui s’appelait déjà Arnaud dans son rôle au sein de la série Engrenages), commet l’irréparable. À partir de ça, naîtra un secret que Couvreur, son fils et Frédéric, vont partager.

Ce thriller hexagonal fait preuve de peu d’imagination. Pourtant, il séduit et convainc malgré quelques clichés irritants. Par exemple, pourquoi coller du rap à chaque fois que quelqu’un roule un pétard dans un film ? Passons. Mise en scène et interprétation  souffrent de peu de défauts, Avant l’aube nous invite alors dans son intrigue bien construite. Le choc entre la richesse des Couvreur et la modeste origine de Frédéric fonctionne à plein sans tomber dans les lourdeurs habituelles. Le nouveau monde d’opulence qui s’ouvre à Frédéric risque de le perdre. Le film s’attache aussi à questionner ce rapport à l’argent et à la classe sociale. Au risque d’en dévoiler davantage et de compromettre une partie de l’intérêt de ce second long, je m’arrête ici et vous invite à ne pas bouder cette fiction.

 

Plus documentaire, Indices de Vincent Glenn, très attaché aux questions de solidarité, de profit, etc. revient avec un nouveau film, sur le PIB, les indicateurs économiques et la commission Stiglitz principalement. Quelques intervenants très intéressants permettent à Indices de remporter la mise. Du point de vue de la réalisation, nous ne serons pas éblouis, comme ça l’est bien trop souvent dans cette veine. L’iconographie fourre-tout use un peu et la parole des scientifiques permet de nous en détacher heureusement. Un extrait de Pour en finir avec le jugement de Dieu d’Antonin Artaud vient comme un cheveu sur la soupe, mais finalement il trouve un certain écho avec le fond d’Indices. Et puis, c’est toujours un plaisir d’en entendre la rage. Quelques notions passionnantes, telles l’économie du Salut née au XIIème siècle, si je ne m’abuse, et la naissance des statistiques méritent d’être creusées. Il y est posée la question aussi de la correspondance entre bien-être individuel et bien-être collectif face à des mesures comme le PIB. Bien qu’il y est peu de réponses apportées aux énigmes présentées, ce documentaire travaille bien notre curiosité. Pourquoi pas?

 

Sinon, le cinéma du Panthéon héberge à nouveau Ciné Nordica, pour quatre jours de films nordiques (du 4 au 8 mars). La sélection, moins alléchante, que l’année précédente, ne manquera pas de combler davantage de monde, dans le sens où elle me semble plus accessible. Le magnifique cycle Un monde de machines continue au Forum des images. Le mythique studio Hammer s’invite au musée d’Orsay avec quinze films, déjà classiques du genre. Nous pourrons voir les films qui ont en quelque sorte donné naissance à ceux de la Hammer au cinéma Actions Écoles avec le programme Cinéma de l’étrange. Il y a le choix, non?

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L’heure est à l’aventure : dans les profondeurs de la terre pour certains, vers la vengeance pour d’autres ou dans un canyon traître. L’actualité est en effet dominée par trois mastodontes venues de nos bons amis américains : Sanctum, True Grit et 127 heures. Laissons aux autres patriotes et amis des sucreries le soin de commenter la chose. Naturellement, je ne lorgne pas d’un mauvais œil la dernière production des Coen mais le temps m’a manqué jusqu’ici.

 

De l’autre côté du monde, et avec des moyens sans commune mesure, la Chine nous envoie un objet étrange intitulé Winter Vacation. Li Hongqi, coupable d’avoir réalisé cette forme très libre et déroutante a remporté le Léopard d’or à Locarno l’été dernier. Savoir combien pèse un félin comme ça dans l’histoire du cinéma relève de l’impossible. Consultez la liste des récompenses depuis la naissance du festival en 1946, vous vous ferez peut-être une petite idée. Plus sérieusement, Winter Vacation nous plonge dans le quotidien d’élèves, de familles passionnantes et d’enfants en pleine crise existentielle, dans une ville paumé et chinoise. Les jeunes, sans école donc, échangent des discussions qui ne mènent nulle part et sont aussi souriants que peut l’être un chat mort sur une nationale. Les enfants, eux, se posent des questions pas de leur age et l’on croit par instant qu’ils ont mangé un adulte. Quant à eux, les adultes, ils servent simplement de décors et demeurent profondément accessoires et inaccessibles dans leur mutisme. Composez le tout à grands coups de plans fixes, de dialogues moitié figue, moitié raisin, ajoutez-y une bande son énigmatique, aux accents électriques déplacés et vous ne serez pas loin d’obtenir la matière de Winter Vacation. Malgré tout, nous nous surprenons à rire parfois devant le désœuvrement de ces êtres d’où s’échappent des phrases banales qui, dans le contexte du film, prennent un tour tout autre. Cependant, on envisage facilement que les réactions se font différentes selon les pays (à ce propos, voir L’humour a-t-il une géographie?). Grotesque, sardonique, amère et absurde forment ce film impossible où l’avenir ne propose rien de prometteur, la famille semble inefficace et l’ordre social un fardeau. À découvrir pour les plus courageux.

 

Un autre objet intriguant émergeait cette semaine : Exit, una storia personale, film italien écrit, réalisé et produit par Massimiliano Amato. Revendiqué comme le premier film indépendant réalisé et projeté en HD numérique (grand prix de la phrase promotionnelle inutile de l’année), Exit donne mal à la tête. Réalisé avec les moyens du bord : une caméra HD, dont on perçoit fréquemment le souffle et une grosse dose de courage, le film ne parvient pas à tenir debout. Plans montés dans une frénésie maldroite, ellipse floue, temporalités élastiques, interprétation inégale constituent un travail profondément amateur assez déstabilisant. Quelques moments de réussite existent malgré tout, mais peinent à faire pencher la balance dans le bon sens. Dommage, car le thème du film méritait une sobriété dont à manquer Amato. S’il se trouve de passage des défenseurs de ce film qu’ils n’hésitent pas à le commenter ci-dessous. La projection cessa pour moi à la première demie-heure. Le difficile exercice de faire œuvre de cinéma en maniant le désordre sans virtuosité m’a jeté de la salle.

 

Troisième chapitre des sorties hebdomadaires, le nouveau forfait de Jonathan Nossiter (Mondovino) : Rio Sex Comedy, un titre farfelu, au combien évocateur de cette fable humoristique aux érections infidèles. Il y a donc du rire et des parties de jambes à l’air sous les latitudes chaudes de Rio. Mené par un pitch tordu : un ambassadeur des États-Unis s’évanouit dans une favela pour fuir ses fonctions, une chirurgienne conseille les candidates aux opérations esthétiques, un couple de Français s’installe à Rio et une tribu d’autochtones fait le délice de touristes dans un simulacre d’authenticité, le film multiplie les rebondissements. Aux commandes des rôles, Bill Pulman campe l’ambassadeur, Charlotte Rampling la chirurgienne, Irène Jacob et Jean-Marc Roulot le couple de Français entre autres. Casting international pour film trilingue (anglais, français et portugais). Tout ce beau monde se croise dans une logique intenable mais pleine de rythme. De la favela sans Orphée, le regard s’arrête sur les quartiers riches où des femmes en plastique rêve d’avoir toujours vingt ans. De la favela encore, des guides touristiques font une présentation sensationnelle et des témoignages de domestique viennent étayer le reportage sur leurs conditions de travail et de vie que mène Irène Jacob. Et c’est encore là-bas que se rendent les hommes français tombés sous le charme des rondeurs brunes des Brésiliennes, les bras chargés de présent tels de maladroits rois mages. Tout s’emmêle et tourbillonne dans un délicieux désordre où chacun vit le moment présent sans forcément penser aux conséquences. À cet égard, Rio Sex Comedy possède quelque chose d’adolescent et fou dont il serait dommage de se priver.

 

Par ailleurs, Gulliver ressort des placards, pour le pire semble-t-il mais en 3D.  Mélanie Laurent flingue sur contrat dans Requiem pour une tueuse. Bollywood, rap et sans-papiers sont passés au shaker dans Toi, moi, les autres. Mais y va où le monde? fait dans la partie de campagne aux accents altermondialistes. La flûte et le grelot vient délicatement mettre un peu de poésie animée sur les écrans et Amours salés, plaisirs sucrés donne de la papille et le cœur à qui veut.

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Samedi prochain, le Forum des images programme trois séances afin de découvrir certains films lauréats du célèbre festival international de court métrage de Clermont-Ferrand.

 

La première séance débute à 16 heures et reprend les films vainqueurs dans la compétition Labo.

 

Turning

de Karni And Saul / Royaume-Uni, Angleterre / animation-fiction 2010 coul. 10mn (video)
Le jour de ses six ans, dans le salon de sa mère, Robert reçoit trois magnifiques vieilles pies abîmées. Le souvenir d’un après-midi, entre thé, biscuits, jupons roses en dentelle et l’histoire d’un empereur écorché.

Film non primé

 

On the Way to the Sea (En allant vers la mer)

de Tao Gu / Canada, Québec, Chine / documentaire expérimental 2010 n&b 19min (video)
Des éléments fictifs combinés à des fragments de documentaires et à une part d’abstraction visuelle produisent une réflexion sur la fragilité de la condition humaine.
Prix spécial du jury

 

The External World (Le Monde exterieur)

de David O’Reilly / Allemagne / animation 2010 coul. n&b 15min (video)
Un garçon apprend le piano.
Prix Canal+

 

All Flowers in Time

de Jonathan Caouette / Canada, Québec, Etats-Unis / expérimental fiction 2010 coul. 13min (video)
Un signal néfaste apparaît sous la forme d’une émission de télévision néerlandaise …
Mention spéciale du jury de la presse Télérama

 

The Eagleman Stag

de Michael Please / Royaume-Uni, Angleterre / animation fiction 2010 n&b 8mn (video)
Un homme est obsédé par ses troubles de la perception du temps et va employer les grands moyens pour y remédier.
Prix de la presse Télérama

 

Night Mayor (Maire de nuit)

de Guy Maddin / Canada / expérimental 2009 n&b 13min (video)
Winnipeg, 1939. Un immigrant bosniaque au Canada imagine un moyen d’utiliser la puissance d’une aurore boréale pour diffuser d’une côte à l’autre des image de son cher et immense pays d’adoption.
Grand prix

 

Big Bang Big Boom

de Blu / Italie / animation 2010 coul. 9mn (video)
Une courte histoire non scientifique sur l’évolution et ses effets possibles.
Prix du public

 

À 18 heures 30, la second séance présente le palmarès de la compétition internationale.

 

Les Minutes, les heures (Los Minutos, las horas)

de Janaina Marques / Cuba, Brésil / fiction 2009 coul. 11min (35mm)
Yoli a toujours vécu avec sa mère, dans un quartier pauvre de La Havane. Un jour, un homme l’invite à un rendez-vous. Elle décide de l’attendre, et refuse pour la première fois la compagnie de sa mère.
Prix spécial du jury

 

On a marché sur Alpha 46 (Yuri Lennon’s Landing on Alpha 46)

de Anthony Vouardoux / Allemagne, Suisse / fiction 2010 coul. 14min (35mm)
Juste après son atterrissage sur Alpha 46, une lune de Jupiter, le cosmonaute Yuri Lennon se retrouvera confronté à un paradoxe extraordinaire.
Prix des médiathèques

 

Sale nuit pour broyer du noir (Bad Night for the Blues)

de Chris Shepherd / Royaume-Uni / fiction 2010 coul. 15min (vidéo)
Quand vient votre tour de sortir Tatie, deux solutions : prendre ses jambes à son cou, ou prendre son mal en patience.
Prix Canal+ (ex æquo)

 

Kawalek lata (Un bout d’été)

de Marta Minorowicz / Pologne / documentaire 2010 coul. 24min (vidéo)
Les derniers jours des vacances d’été. Un homme qui travaille dans les Bieszczady passe du temps avec son petit-fils. Entourés par une nature sauvage, ils tentent de se comprendre mutuellement.
Grand prix

 

Les Journaux de Lipsett

de Theodore Ushev / Canada / animation 2010 coul. 14min (35mm)
Arthur Lipsett, célèbre cinéaste expérimental canadien, est mort à 49 ans. Épousant la forme du journal intime, le film nous entraîne dans les méandres de la maladie mentale, alors que se bousculent et s’entrechoquent les images et les sons évoquant l’enfance solitaire de l’artiste, sa frénésie créatrice et sa chute vertigineuse dans la dépression et la folie.
Prix du meilleur film d’animation

 

Peaceforce

de Peter Gornstein / Danemark / fiction 2010 coul. 19min (vidéo)
Dans un avenir proche, dans un monde où le capitalisme est en bout de course, Daniel, jeune officier de Peaceforce, rencontre Jesper, porte-parole d’un groupe de résidents locaux. Jesper prétend qu’un éléphant indomptable lâché dans la ville s’attaque à la population.
Prix Canal+ (ex æquo)

 

Sucre (Suiker)

de Jeroen Annokkeé / Pays-Bas / fiction 2010 coul. 8min (35mm)
Klaasje, la voisine de Bert, sonne à sa porte, légèrement vêtue, pour lui emprunter un pot de sucre. Elle échappe le pot, ils se penchent en même temps pour le rattraper et se cognent la tête : Klaasje dégringole les escaliers.
Prix du public et Prix du rire « Fernand Raynaud »

 

 

La troisième partie de cette soirée spéciale fera honneur à la compétition nationale à 21 heures.

 

La Dame au chien

de Damien Manivel / France / fiction 2010 coul. 16min (35mm)
Par une chaude après-midi d’été, un jeune homme trouve un chien égaré dans un parc municipal. Il décide de le ramener à son propriétaire. Une grosse dame noire, à moitié ivre, lui ouvre et lui propose d’entrer pour le remercier. Ils s’installent au salon.
Prix spécial du jury

 

M’échapper de son regard

de Chen Chen / France / animation 2010 coul. 3mn (video)
Un jour, Monsieur Wang remarque qu’il y a un coq sur un marché qui le regarde.
Prix de la meilleure musique originale

 

Un juego de ninos (Un jeu d’enfants)

de Jacques Toulemonde Vidal / France, Colombie / fiction 2010 coul. 18mn (35 mm)
Pablo, un adolescent issu de la bourgeoisie bogotaine, est agressé par Leo, un jeune homme à peine plus vieux que lui, de condition défavorisée. Pour sauver sa vie, Pablo emmène Leo chez son meilleur ami : Federico. Ils se découvrent des goûts, des envies, des problèmes communs.
Prix de l’Acsé, Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances

 

Tremblay-en-France

de Vincent Vizioz / France / fiction 2010 coul. 22min (35mm)
James, un Écossais, débarque un soir à Paris. Il est à la recherche de Claire Krapazinski. Sans mesurer l’étendue du chemin qui l’attend, il se lance dans une marche obstinée, en quête d’une lointaine ville de banlieue.
Grand prix

 

L’ Accordeur

d’Olivier Treiner / France / fiction 2010 coul. 13min (35mm)
Adrien est un jeune pianiste prodige. Il travaille désormais comme accordeur de pianos. Il s’invente un masque d’aveugle pour pénétrer l’intimité de ses clients. À force de voir des choses qu’il ne devrait pas, Adrien se retrouve témoin d’un meurtre.
Prix du public, Prix de la jeunesse

 

J’aurais pu être une pute

de Baya Kasmi / France / fiction 2010 coul. 24min (35mm)
Pourquoi Mina suit-elle ce vieux monsieur à l’air paisible ? Qu’a-t-elle projeté de faire avec ce sécateur géant ? Est-elle folle ? Ou dangereuse ? Pierre n’a pas le temps d’y réfléchir. Mina fait une crise de spasmophilie, et tombe littéralement sur lui à la caisse d’un grand magasin, persuadée qu’elle va mourir.
Prix de la meilleure première œuvre de fiction

 

 

Les informations relatives aux films sont tirées du site du Forum des images.

 

 

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Un gros paquet de films arriveront bientôt sur nos écrans. De quoi mettre à mal notre patience. Certaines dates sont susceptibles de changer dans le courant de l’année.

 

Du côté de chez nous, Philippe Garrel reviendra sur scène, d’ici peu sans doute, avec Un été brûlant. L’ovni F.J. Ossang sortira son Dharma Guns, le 9 mars prochain. Ma part du gâteau sera servie par Klapisch le 16 mars. Puis Joann Sfar, Kad Merad, Jean-Marc Barr, Pascal Rabaté, Xavier Durringer, Daniel Auteuil et Philippe Claudel troqueront à nouveau leur vie d’avant pour la caméra. Kassovitz brise une assez longue absence avec L’ordre et la morale, un film historique (sortie prévue le 21 septembre). Est-ce que Besson renouera avec un cinéma davantage personnel grâce à The Lady consacré à Aung San Suu Kyi? À voir à partir du 5 octobre. Roman Polanski servira Le Dieu du carnage le 12 octobre. Le retour de Satrapi et Parronaud (Persepolis) avec Poulet aux prunes le 26 octobre.

 

Sinon, voici le reste dans une organisation chronologique.

L’ultra prolifique documentariste Frederick Wiseman tombe à point nommé avec son opus Boxing Gym (le 9 mars).

Ken Loach est de retour avec Route Irish le 16 mars.

Le 30, Gus Van Sant ouvrira son cœur au spirituel dans Restless.

Le 6 avril, Monte Hellman avec Road to Nowhere, Jerzy Slokimowski pour Essential Killing et Wenders avec Pina.

Le nouveau film de Béla Tarr, The Turin Horse devrait apparaître en milieu d’année.

Le 18 mai, l’attendu The Tree of Life (Terrence Mallick) sera sur les écrans.

Almodovar rappelle Antonio Banderas dans La Piel que habito (courant mai).

The Trip de Michael Winterbottom  (20 juillet).

Le 11 mai, Woody Allen s‘en remet à nous avec Midnight in Paris.

Aux États-Unis les acteurs font aussi leur cinéma, Tom Hanks avec Larry Crown le 6 juillet et David Schwimmer (le Ross de Friends) avec Trust, je ne sais quand.

Lars Von Trier reviendra enfin avec un étrange objet de science-fiction intitulé Melancholia (pas avant le 17 août).

Le 7 septembre, Habemus Papam, le nouveau film de Nanni Moretti, présentera Michel Piccoli en pape.

Jim Sheridan nous transportera dans la Dream House le 5 octobre.

Spielberg adapte le reporter international dans Les aventures de Tintin, le secret de la Licorne (26 oct). Des photographies sont visibles de-ci, de-là sur la toile.

Et nous retrouverons Aki Kaurimäki avec Le Havre (le 9 novembre).

Sinon, Martin Scorsese prépare trois films : The Silence, The Wolf of Wall Street et Hugo Cabret (sa première réalisation en 3D). Étant donné la réactivité des américains, au moins l’un des films devrait sortir dans le courant de cette année. Steven Soderbergh bat des recors avec trois films à venir Cleo (une histoire d’amour entre Cléopâtre et Marc Antoine sur fond de comédie musicale), The Last time I saw Michael Gregg et Haywire. C’est sans parler de ses nombreux projets en préparation. Miranda July devrait normalement sortir un ou deux films dont The Future cette année, tout va bien pour la réalisatrice du sympathique Moi, toi et tous les autres. Enfin, Cronenberg est attendu avec A Dangerous Method, où Viggo Mortensen reprend le rôle de Freud et Michael Fassbender celui de Carl Jung.

Mais est-ce que l’énigmatique et dernier affront égocentrique de Gallo sera distribué en France? Mystère…

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Le programme , très riche (douze plats), met de nombreuses victuailles sur notre table audiovisuelle. Pour qui veut du flingue, il y aura de quoi (Largo Winch II). Ceux qui veulent du sexe embrouillé (Sex Friends), il y a ce qui faut. Du gros rire qui tache aussi (Halal police d’état). Puis de la paella (Les femmes du sixième étage), un bon chianti (La Bella Gente) et même de la bouffe d’hôpital (La petite chambre). Pour ceux qui ne sont pas très affamés, l’ectasy est offert (Jewish Connection). Et pour ceux qui n’apprécient pas les Audi, nous trouverons des modèles plus singuliers en Iran (The Hunter). Enfin, les nains de jardins se déchirent en animation (Gnoméo et Juliette), tandis que fidélité et jalousie font sourire Guillaume Canet aux États-Unis (Last Night) et que les échos de 1973 au Chili nous ramènent sur terre (Santiago 73, Post Mortem).

 

De mon côté, quatre films ont retenu mon attention. En premier lieu, La petite chambre, sûrement pour la participation de Michel Bouquet. Finalement, cette histoire aux destins croisés, dont les parallèles sont tirées entre un homme qui refuse de vieillir et une femme qui n’accepte pas le décès de son enfant, tombe un peu à plat. Je crois que la photographie y est pour beaucoup dans cette déception. Les cadrages pèchent d’un manque de réussite certain et le film ne fait pas preuve d’une grande virtuosité visuelle. Cette chambre se remplit d’innocence et le drame peine à s’installer. Côté interprétation, Éric Caravaca convainc ainsi que Michel Bouquet, dans son rôle de vieil acariâtre. Cependant, le jeu de Florence Loiret-Caille reste en dessous des rôles masculins comme si elle ne parvenait pas pleinement à incarner son personnage. Dans les faits, Rose (Florence Loiret-Caille) assouvit son besoin d’enfant à travers sa relation à Edmond (Michel Bouquet). Cela donne lieu à une scène très explicite où Edmond décide de dormir dans la chambre de l’enfant défunt, au cas où nous n’avions pas compris. La fin fournit une agréable métaphore que je ne révélerai pas ici. Enfin, le film est habillé de musiques classiques et de plantes vertes mais n’est néanmoins pas très luxuriant. Avant tout, pour les inconditionnels de Michel Bouquet.

 

En second lieu, La Bella Gente (troisième film d’Ivano De Matteo) offrait un pitch original. En effet, un couple italien en vacances d’été recueille une jeune prostituée qu’ils espèrent sauver de la galère. Ils se butent aux critiques de leur entourage et la présence de la jeune Ukrainienne commencent à mettre en péril leur couple et leurs certitudes bien sûr. Emmené par quelques acteurs talentueux, le film s’articule autour de moments de plaisir (bonne bouffe, farniente, pêche, etc.) et de dialogues bien bâtis. Mais le cadre naturel somptueux et le confort de leur maison est bouleversé petit à petit par les réactions diverses que suscitent Nadja (la jeune prostituée). Ou comment un élément extérieur vient briser tous les équilibres et mettre en doute jusqu’à ce que l’on croyait immuable. La faiblesse des hommes face à la beauté ne manque pas d’être mise en scène. Les femmes ne sont pas en reste puisqu’elles finissent par mal vivre cette rivalité sous-jacente. Et le courage, ou la volonté de bien faire, s’efface devant un aveu d’impuissance. Malheureusement, le personnage de Nadja est proche de la neutralité et ne permet de donner un véritable corps dramatique au film. Malgré quelques lourdeurs musicales et certains clichés, La Bella Gente propose une belle variation autour de la fidélité et du destin. Mais le postulat du film est sans appel, les classes sociales ne se mélangent pas. Tant pis…

 

Troisième objet de ma curiosité, le nouveau film de l’Iranien Rafi Pitts : The Hunter, sobrement doublé du sous-titre Le chasseur en français. Merci le bureau des adaptations des titres au marché hexagonal, souvent une catastrophe. Ici, il est question d’un drame personnel inscrit dans une vie politique tumultueuse. Le protagoniste perd sa femme et sa fille, victimes de balles perdues, dans des émeutes. La seconde partie du film traitera de sa vengeance et de son rachat, en quelque sorte, face à un couple de policiers partagés entre la haine et la compassion à son égard. Film assez sombre, The Hunter se dessine en couleurs harmonieuses et plans équilibrés. Les références au cinéma américain font écho au Targets de Peter Bogdanovich notamment. Le son de Radiohead ouvre ce film vers l’Occident et rend l’histoire universelle bien qu’elle prenne racine en Iran. Sobriété et humanité composent un récit assez juste qui mérite toute notre attention. Un article plus détaillé suivra dans ces pages prochainement.

 

Quatrième titre, Santiago 73, Post Mortem (Post Mortem pour le titre original). À la réalisation, Pablo Larrain (auteur notamment du sympathique Tony Manero en 2008). Il signe ici le deuxième volet d’une trilogie sur les années troubles du Chili. Le récit baigne dans le coup d’état de Augusto Pinochet contre Salvador Allende qui date du 11 septembre 1973. Cependant, Post Mortem ne cherche pas la reconstitution classique, il va au-delà. Au lieu de coller stricto sensu à l’histoire, Pablo Larrain recompose une atmosphère de fin du monde. Certains, plus des événements que nous ne pouvons l’être, seront irrités par cette reproduction infidèle (voir à ce propos le point de vue de Patricio Guzman). Le film est porté par un personnage énigmatique : Mario (interprété par Alfredo Castro). Il semble hermétique à ce qui se déroule autour de lui et son indifférence apparente se conjugue bien avec la tonalité très sombre du film. Mario est employé d’une morgue dans la capitale chilienne. Il sera d’ailleurs de ceux qui participeront à l’autopsie de Salvador Allende. Suicide ou assassinat? Ce questionnement très présent dans le peuple chilien n’aura pas de réponse précise ici.  Car c’est la montée du fascisme et l’horreur contre laquelle rien ne semble n’être brandi qui irriguent le film. Le destin de Mario se mêle à celui de sa voisine Nancy, danseuse instable d’un cabaret. Il lui dit son amour mais les mots ne semblent pas atteindre cette femme dont les repères s’effritent. Ensuite, Santiago 73 étale les cadavres et les employés de la morgue deviennent, en quelque sorte, les complices de l’armée (bien qu’ils tentent de sauver un homme encore vivant, laissé pour mort par les militaires). Les fantômes de ces cadavres planent sur le film et font résonner une apocalypse imaginée. Il faut aller voir cette réalisation de Pablo Lorrain. Son regard très personnel donne une teinte presque fantastique à ce volet d’histoire. Par contre, pour quelle raison les images sont-elles si floues? Il ne s’agit pas d’un problème de copie puisque certains plans étaient nets. En tout cas, de gros soucis à la prise de vue. Rien qui ne ressemble à un choix artistique, présent ailleurs dans l’absence d’éclairage et le choix de couleurs « mornes » par exemple. En dehors de ces aberrations techniques, Santiago 73 fait l’effet d’une détonation extrêmement silencieuse qui ne laisse pas insensible.

 

Aujourd’hui encore, le festival Hitchcock continue avec la réédition du Crime était presque parfait. Ce film a été initialement tourné en relief stéréoscopique et il est proposé dans cette version aujourd’hui pour la première fois je crois. Séances à l’Action Christine à Paris et à l’Institut Lumière à Lyon. Sinon, Irving Rapper et Jean Renoir seront à l’honneur avec Une femme cherche son destin et Le journal d’une femme de chambre. Les grands classiques font toujours l’actualité avec les rétrospectives Welles et Lang, au Champo et à La filmothèque. Plus proche de nous et toujours venus d’outre Atlantique, Jarmusch et Peckinpah continue à résonner à La filmothèque tandis que l’Action écoles présente le délicieux programme Actors Studio, pépinières de talent. À l’affiche : L’année du dragon, Le bord de la rivière, Érin Brokovich, Monster, On achève bien les cheveaux, Casino et La mouche. Sinon, Michel Gondry a carte blanche au Centre Pompidou et le Forum s’obstine à poursuivre le temps.

 

Les fauteuils rouges vous attendent.

 

 

 

 

 


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Cette semaine, nous allons danser et pour cause, le tant attendu Black Swan arrive sur cent-soixante-quatre écrans. Les fans de Darren Aronofsky sont nombreux et le film sera à n’en pas douter un succès. Les nombreuses louanges  du travail de Nathalie Portman sont méritées. Le film est soigné, mais je dois reconnaître qu’il ne m’a pas transcendé. Sa simplicité, dans la trame du scénario, donne au film un caractère très rectiligne qui ne m’a pas séduit. De mon point de vue, il manque véritablement un ingrédient à cet opus. Le film fera sans doute l’objet d’un développement dans ces pages. J’apporterai plus de précisions à ce moment-là.

 

Les autres films de la semaine, pour certains, font résonner la foi et son ressort dans le domaine familial. Après Sahada, sorti depuis deux semaines, c’est au tour de Qui a envie d’être aimé? et Le choix de Luna de mettre le religieux au cœur des relations. Nous pourrions intégrer Tron, l’héritage à cette liste, mais il fait partie d’un registre davantage fantastique. Je m’en tiens à mon ascèse et ne ferais pas la promotion de ce film. Il ne manque pas d’intérêts cependant ma voix va aux films moins mis en avant. Le premier film nous vient de France donc. Anne Giafferi, sa réalisatrice, vient du petit écran et est connu pour avoir créée Fais pas ci, fais pas ça. Aujourd’hui, elle adapte le livre Catholique anonyme de Thierry Bizot. Il s’agit d’une comédie bien menée où le choix d’un homme est confronté aux points de vue de son entourage. Ou le difficile exercice de s’accomplir en étant incompris. Tendre et simple. Avec Le choix de Luna nous sommes à nouveau dans une configuration de ce style. Cependant, l’énergie du film tend davantage vers l’expression dramatique. En effet, les certitudes d’un couple (Luna et Amar) volent en éclats lorsque Amar se convertit au salafisme. Tension et belle interprétation emportent ce film  vers une réussite certaine. Dans un style davantage spiritualiste, l’attirant Vertiges (prix Orrizonti à Venise en 2009) nous fait la promesse d’un film sensible au sujet délicat de l’homosexualité féminine au Vietman. En espérant qu’il ne soit pas qu’un exercice de style.

 

Enfin, Quoi de neuf Pussycat? (réalisé par Clive Donner et premier film de Woody Allen en tant que scénariste et acteur) est projeté au cinéma Action Écoles. La belle brochette d’acteurs qui composent cette comédie ne manquera pas de vous arracher des rires. C’est la seule reprise de la semaine.

 

 

A noter, le Grand action profite de la sortie toute proche de True Grit, la nouvelle production des frères Coen, pour nous offrir de voir ou revoir leurs précédents films. Blood Simple (leur premier long) y est projeté dans sa nouvelle version revue et corrigée par les frères. Plus de détails ici. Sinon, l’excellent festival de courts métrages de Clermont-Ferrand résonnera au MK2 Quai de Seine le mardi 15 à 20 heures 30 (avec la collaboration du magazine Bref). La programmation par . Toujours en lien avec l’actualité et Black Swan notamment, le Brady met en avant la filmographie de Darren Aronofsky. Encore dans la série rétrospective, mais à La filmothèque cette fois, Jarmusch brûle l’écran pour la troisième semaine consécutive. A voir de toute urgence. Le cinéma américain et toujours à la fête. Heureusement, le MK2 Beaubourg nous fait visiter la Chine, la Turquie, la Thaïlande, la Roumanie et la Slovénie. Et la porte demeure toujours grande ouverte à la Maison de la culture du Japon (réservation recommandée). Enfin, nous continuons de voyager, mais dans le temps cette fois, avec l’excellente sélection de film programmés au Forum des images (La fabrique du temps).

 

Un beau voyage à chacun.

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