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Séance de 16h45, dimanche 2 mai 2010, Nouveau Latina (suivi d’une rencontre avec le réalisateur et Nicolas Azalbert, Cahiers du Cinéma).

Despuès, despuès, RIEN.

De la révolution, de l’histoire, il ne reste RIEN. Si, un peu de cocaïne sur la couverture d’un livre qui, après la pluie salvatrice, s’envole lorsque la femme de ménage en ouvrant la porte crée un courant d’air. C’est-à-dire pas grand chose. Un rail pour se remonter le moral, pas suffisant pour mener le train de la pensée vers des altitudes agréables.

Il paraissait (les critiques) que Despuès de la revolución nous montrerait Buenos Aires, mais finalement nous sommes restés à Paris – les allusions à la capitale s’égrainent doucement tout au long du récit – sans possibilité d’en sortir. L’histoire d’un nombril qui regarde le monde à travers la serrure d’une caméra malade et d’un anus. Même à Saint-Nazaire ou à Béziers, Vincent Dieutre serait parvenu à nous dispenser un point de vue équivalent à celui qu’il nous donna de Buenos Aires. Sa ville apparaît dans une succession insipide de plans fixes indolores, inodores, profondément inutiles où l’on note toutefois très souvent la pénétration du Nord par la répétition visuelle du sigle Coca Cola. C’est là l’étage le plus haut de la pensée atteint à travers Despuès.

Aussi, la voix off dispense les strophes d’une prose loin d’être mauvaise. Peu importe la dichotomie entre le son et l’image. Cependant, au lieu d’y voir une richesse, la présence de cette voix et de son contenu n’offrent d’échappatoire au reste du film. Nous demeurons dans le monde du nombril. Comme le commentait assez justement et naïvement Nicolas Azalbert, lors de l’entretien qui suivit la projection : « Quand nous voyons l’un de tes films, nous avons l’impression de prendre de tes nouvelles. Et là, tu as l’air d’avoir la forme, d’aller bien. » (Je ne me souviens plus exactement de ses termes).

Je ne continue pas davantage. J’estimais Vincent Dieutre et aujourd’hui je suis déçu d’avoir eu à faire à un mauvais exercice de style. Aux beaux-arts, il existe des centaines de productions qui dépassent, tant dans le fond que dans la forme, les errances visuelles et sonores de cet exercice aléatoire.

Mekas, Morder et Moullet sont dans un bateau qui est-ce qui reste?

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