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Posts Tagged ‘Coppola’

Je mets ici à votre disposition quelques dossiers de presse glanés de-ci, de-là.

Rio Sex Comedy de Jonathan Nossiter (2010)

Kaboom de Gregg Araki (2010)

Somewhere de Sofia Coppola (2010)

Teheran de Nader T. Homayoun (2009)

My Joy de Sergei Loznitsa (2009)

Tatarak de Andrzej Wajda (2009)

 

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Et voilà, c’est reparti pour cinquante-deux nouvelles semaines de cinéma, riches en découvertes je l’espère, florissantes pour les filmographies de petits pays et pendant lesquelles de nombreuses questions sont à résoudre. Qu’il s’agisse de l’implantation du numérique et de ses effets, de la vidéo à la demande qui décolle difficilement, du téléchargement illégal, etc. les interrogations ne manquent pas.

Comment bien démarrer l’année en salle, le choix est rude.

Avant toute chose, revenons rapidement sur quelques films sortis précédemment et qui méritent le détour pour leur ton singulier. Je pense notamment à Le Quattro Volte, fable presque biblique d’un vieil homme au milieu d’une nature filmée avec beaucoup d’amour. Simplicité et sincérité font bon ménage dans cette réalisation de Michelangelo Frammartino. Octubre (Diego Vega Vidal) narre les aventures d’un prêteur sur gages au Pérou. Comédie douce à hauteur d’hommes, Octubre signe une sympathique variation sur le thème du destin et de la foi. Plus proche de nous, Isild Le Besco nous traîne dans une histoire violente et sordide avec Bas-fonds. Interdit au moins de dix-huit ans, le film nous prend à la gorge, mais propose de belles réussites de mise en scène et un univers sonore assez  bien traitée. Enfin, Indigène d’Eurasie, dernier opus de l’ovni lituanien Sharunas Bartas, revient sur la vanité de notre monde actuel et les désirs de rédemption de quelques personnages en marge. À voir.

Concernant cette semaine, nous avons retenu le très médiatisé Somewhere de la fille Coppola dont le personnage principal semble perdu (comme beaucoup d’autres ; le thème du personnage en perte de repère, en mal d’équilibre, semble marcher à plein dans la filmographie mondiale « auteuriste ») et dont la fille soignera, en quelque sorte, la crise qu’il traverse. Recueil intimiste donc, qui n’échappe pas à quelques platitudes sans déstabiliser totalement le film. Pourquoi pas?

Pour les amoureux de culture classique, Jean-Marie Straub, figure d’un cinéma intransigeant et pur, revient à l’écran avec O Somma Luce. Cette somme de trois courts métrages, première apparition au cinéma depuis la disparition de sa complice de toujours Danièle Huillet, cite Brecht, Corneille, Dante, Rome et les bavures policières. La langue, comme toujours chez lui, est outil de cinéma et d’histoire et infuse de magnifiques textes. Au passage, je conseille à ceux qui ne connaissent pas Jean-Marie Straub et Danièle Huillet de vous pencher sur les quelques recueils d’entretien parus : des merveilles de lucidité, d’intégrité et d’intelligence.

Dans un registre différent, Fortapàsc traite du destin d’un journaliste italien assassiné par la Camorra en 1985. Bien fait, quelques traits d’humour mais sans grande surprise.

Enfin, le documentaire Pianomania révèle joliment de travail d’un accordeur à la recherche des perfections attendues par de grands pianistes contemporains. Un moment savoureux sur l’art de la musique et l’exigence des interprètes.

Bonnes toiles à tous.

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