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Posts Tagged ‘Nouveau Latina’

Le nom est changé, pour des raisons dont j’ignore encore la véritable teneur, mais l’esprit demeure. Présentée comme « la séance de trop » du Nouveau Latina, seul cinéma du quatrième arrondissement, cette séance du samedi soir ne doit pas être boudée. D’exclamations en cris, de mauvaises blagues en applaudissements, la soirée est toujours agitée et l’ambiance, singulièrement ivre et « sauvage », mérite que l’on réserve ce créneau horaire. Je ne crois pas qu’il y ait d’équivalent à plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde, voir davantage.

 

La programmation, très éclectique, revient sur certaines perles du cinéma bis, caresse les rivages des films explicites (entendre pornographiques), fait honneur à d’improbables successions de scènes musclées dont la bande-son est constituée d’explosions, etc. Chaque début de programme donne la parole à de fins connaisseurs de l’histoire cinématographique ciblée et nous enchante de certains numéros. Par exemple, la semaine dernière un magicien gore nous gratifia d’un sympathique numéro tout de marteau et de crochet équipé. Cependant, la meilleure des choses est de se faire une idée par soi-même et de se rendre samedi prochain 20 rue du Temple. On y jouera 13 : Jeux de mort, un film thaïlandais trépidant dont vous retrouverez la présentation ici.

 

Le site officiel de Panic! Cinéma en cliquant .

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Au Nouveau Latina, du 5 au 18 mai, le festival Jaganda mettra à l’honneur les réalisateurs brésiliens. La première semaine s’intéressera à la fiction tandis que la seconde lorgnera vers le documentaire. Participer à ce festival c’est peut-être une manière d’aller chercher le soleil ailleurs que chez nous.

Pour davantage d’informations, consultez le site du festival.

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Séance de 16h45, dimanche 2 mai 2010, Nouveau Latina (suivi d’une rencontre avec le réalisateur et Nicolas Azalbert, Cahiers du Cinéma).

Despuès, despuès, RIEN.

De la révolution, de l’histoire, il ne reste RIEN. Si, un peu de cocaïne sur la couverture d’un livre qui, après la pluie salvatrice, s’envole lorsque la femme de ménage en ouvrant la porte crée un courant d’air. C’est-à-dire pas grand chose. Un rail pour se remonter le moral, pas suffisant pour mener le train de la pensée vers des altitudes agréables.

Il paraissait (les critiques) que Despuès de la revolución nous montrerait Buenos Aires, mais finalement nous sommes restés à Paris – les allusions à la capitale s’égrainent doucement tout au long du récit – sans possibilité d’en sortir. L’histoire d’un nombril qui regarde le monde à travers la serrure d’une caméra malade et d’un anus. Même à Saint-Nazaire ou à Béziers, Vincent Dieutre serait parvenu à nous dispenser un point de vue équivalent à celui qu’il nous donna de Buenos Aires. Sa ville apparaît dans une succession insipide de plans fixes indolores, inodores, profondément inutiles où l’on note toutefois très souvent la pénétration du Nord par la répétition visuelle du sigle Coca Cola. C’est là l’étage le plus haut de la pensée atteint à travers Despuès.

Aussi, la voix off dispense les strophes d’une prose loin d’être mauvaise. Peu importe la dichotomie entre le son et l’image. Cependant, au lieu d’y voir une richesse, la présence de cette voix et de son contenu n’offrent d’échappatoire au reste du film. Nous demeurons dans le monde du nombril. Comme le commentait assez justement et naïvement Nicolas Azalbert, lors de l’entretien qui suivit la projection : « Quand nous voyons l’un de tes films, nous avons l’impression de prendre de tes nouvelles. Et là, tu as l’air d’avoir la forme, d’aller bien. » (Je ne me souviens plus exactement de ses termes).

Je ne continue pas davantage. J’estimais Vincent Dieutre et aujourd’hui je suis déçu d’avoir eu à faire à un mauvais exercice de style. Aux beaux-arts, il existe des centaines de productions qui dépassent, tant dans le fond que dans la forme, les errances visuelles et sonores de cet exercice aléatoire.

Mekas, Morder et Moullet sont dans un bateau qui est-ce qui reste?

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