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Pour ceux qui sont intéressés par cet auteur passionnant, voici une bibliographie revue et corrigée. Elle a été réalisé à partir des ressources de la Bifi et du document publié par Intermedio.

 

MONOGRAPHIES SUR ALEXANDRE SOKOUROV

Diane Arnaud, Le cinéma de Sokourov: figures de l’enfermement, L’Harmattan, Paris, 2005.

Bruno Dietsch, Alexandre Sokourov, L’Age d’Homme, Lausanne, 2005.

Alvaro Machado, Aleksandr Sokurov, Melhoramentos, Sao Paulo, 2002.

Stefano Francia, Enrico Ghezzi, Alexei Jankowski, Aleksandr Sokurov. Eclissi di cinema, Associazione Cinema Giovani – Torino Film festival, Torino, 2003.

Liubov Arkus, Sokurov, Seans Press, St.-Pétersbourg, 1994.

Aleksandr Sokurov, Elegías Visuales, Maldoror Ediciones, Madrid, 2004.

 

CHAPITRES DANS DES LIVRES

David Oubina, « La contemplación (El cine elegiaco de Alexander Sokurov) », dans  Filmología, Buenos Aires, 2000.

Fredric Jameson,« Sobre el realismo mágico soviético », dans La estética geopolítica, Paidós, Barcelona, 1995.

Oleg Kovalov, « Sokurov o la noce di una generazione », dans Leningradocinema. Materiali sulla Lenfilm e la scuola di Leningrado 1978-1988, Di Giacomo Editore, Roma, 1988.

Collectif, URSS : Dal disgelo alla Perestroijka, Pesaro, Quadreno informativo XXV Mostra Internazionale del Nuovo Cinema, Mostra di Pesaro, 1989.

 

PÉRIODIQUES

Collectif, « Dossier Sokourov », dans Hors Champ, n°1, Lausanne, 1998.

Stéphane Bouquet, « De sorte que tout communique », dans Cahiers du Cinéma, n° 527, p. 58.

Edoardo Bruno, « Sokurov, la metafisica della storia », dans Filmcritica, n° 558, septembre 2005.

Carlo Chatrian, « Film come quadri oltre la realtà », dans Cineforum, vol. 39, n° 385, juin 1999.

Giulio Bursi, « I suoi tre incontri: Hitler, Lenin, Hirohito », dans Cineforum, vol. 44, n° 450, janvier 2006.

Ian Christie, « Returning to zero », dans Sight and Sound, avril 1998.

Ian Christie, « The civilising russian », dans Sight and Sound , vol.13, n°4, avril 2003.

Lorenzo Esposito, « Le anime morte di Alexander Sokurov », dans Filmcrítica, n° 494, avril 1999.

Kirill Galetski, « Alexander Sokurov: an annotated filmography », dans Cineaste, vol. 26, n° 3, 2001.

Kirill Galetski, « The unique art of Alexander Sokurov », dans MovieMaker Magazine, n° 30, août-septembre 1998.

Julian Graffy, « Private lives of Russian cinema », dans Sight and Sound, mars 1993, p. 27.

Gérard Grugeau, « Le retour aux sources », dans 24 Images, n°48, mars-avril 1990

Mikhail Iampolski. « Truth in the flesh », dans Soviet Film, vol.8, n° 399, 1990.

Olivier Joyard, « La force du condamné », dans Cahiers du Cinéma, supplément au nº 529, p. 4.

Alexandre Lavrine, « Alexandre Sokourov », dans Revue du Cinema, n°465, novembre 1990.

François Niney, « Alexandre Sokourov. La contemplation ironique », dans SPECIAL URSS. Cahiers du Cinéma, supplément au n° 427, janvier 1990, p. 72.

Grazia Paganelli, « Brakhage, Sokurov, Monteiro, differenti silenzi », dans Filmcritica, n° 510, décembre 2000.

Andrei Plakhov, « Soviet cinema. Into the 90s », dans Sight and Sound, printemps 1989, p. 80.

Alexandre Sokourov, « Vie humble », dans Cahiers du Cinéma, supplément au n° 529, p. 5.

Ludovici Stefanoni, « Il cinema di Leningrado: dalla Russia con rigore », dans Cineforum, n.° 276, juillet-août 1988, p. 14.

 

ENTRETIENS

Zoraide Cremonini, « Intervista : Aleksandr Sokurov », dans Cineforum, vol. 28, n°276, juillet-août 1988.

Antoine De Baecque, Olivier Joyard, « Entretien avec Alexandre Sokourov », dans Cahiers du Cinéma, nº 521, p. 35.

Sandrine Fillipetti, « Le cinéma n’est pas un art, c’est tout au plus un phénomène culturel », dans Ciné-Bulles, vol. 14, n° 1, 1995.

Kirill Galetski, « The foundations of film art: an interview with Alexander Sokurov », dans Cineaste, vol. 26, n.° 3, 2001.

Giusseppe Gariazzo et Grazia Paganelli, « Il silenzio del tempo », dans Filmcritica, n° 503, mars 2000.

Gérard Grugeau, « Entretien avec Alexandre Sokourov: le fil du rasoir », dans 24 Images, n° 48, mars-avril 1990.

Rémy Guinard., « Les hommes et les lieux de Sokourov », dans Le Mensuel du Cinema, n° 17, mai 1994.

Grazia Paganelli, Andrea Pastor, « Lo spazio in un unico sguardo. Conversazione con Alexander Sokurov », dans Filmcritica, n° 526-527, 2002.

Grazia Paganelli, Andrea Pastor, « Lenin, un cammino verso la conoscenza. Conversazione con Alexander Sokurov », dans Filmcritica, n° 516, 2001.

Bruno Roberti, « Conversazione con Aleksandr Sokurov », dans Filmcritica, n° 458, vol. 46, octobre 1995.

Daniela Turco et Andrea Pastor, « Il corpo in sé », dans Filmcritica, n°  536/537, juin 2003.

 

À PROPOS DES FILMS

L’ARCHE RUSSE

Chapitres dans des livres

Diane Arnaud, Le cinéma de Sokourov: figures de l’enfermement, L’Harmattan, Paris, 2006.

Bruno Dietsch, Alexandre Sokourov, L’Âge d’Homme, Lausanne, 2005.

Stefano Francia, Enrico Ghezzi, Alexei Jankowski, Aleksandr Sokurov : eclissi di cinema, Torino: Associazione Cinema Giovani, Torino film festival, 2003.

Articles généraux

Giorgio Agamben, « L’élégie de Sokourov », dans Cahiers du Cinéma, n° 586, janvier 2004.

Luca Bandirati, « Disgelo russo – L’opera completa di Aleksandr Sokurov al Torino Film Festival », dans Segnocinema, vol. 14, n° 9, mars 2004.

Rinaldo Censi, « Elegia della caduta: Aleksandr Sokurov oltre la ‘finzione’ », dans Cineforum, vol. 44, n° 435, juin 2004.

Hélène Frappat, « Dieu n’a pas besoin du cinéma », dans Cahiers du Cinéma, n° 586, janvier 2004.

David Gillepsie, « Reconfiguring the past: the return of history in recent Russian film », dans New Cinemas : Journal of Contemporary Film, vol. 1, n° 1, 2002.

David Gillepsie, « Alexander Sokurov and the Russian soul », dans Studies in European Cinema, vol. 1, n° 1, 2004.

Frederic Jameson, « History and Elegy in Sokurov », dans Critical Inquiry, vol. 33, automne 2006.

Charles-Stéphane Roy, « Le cycle élégiaque d’Alexandre Sokourov: rêveries d’un guide solitaire », dans Séquences, n° 238, juillet-août 2005.

Articles et notes sur le film

Sébastien Bénédict, « Insomnie », dans Cahiers du cinéma, n° 577, mars 2003. p. 82-83.

Stéphane Bouquet, « Des films et des gestes », dans Cahiers du cinéma, nº 578, avril 2003. p. 52-53.

Ian Christie, « The Civilizing Russian », dans Sight and Sound, vol. 13, n° 4, avril 2003.

James Lewis Hoberman, « And the Ship Sails On », dans Film Comment, vol. 38, n° 5, septembre-octobre 2002.

Olivier Joyard, « Peinture », dans Cahiers du cinéma, n° 569, juin 2002. p. 39.

Tony Ipolo, « Whispering images », dans Film Comment, vol. 38, n° 5, septembre 2002.

Eduardo Rojas, « El Arca Rusa », dans El amante, n° 139, novembre 2003.

Charles Tesson, « Restauration », dans Cahiers du cinéma, n° 569, juin 2002. p. 48-49.

Entretrien avec Alexandre Sokourov à propos de l’Arche russe

Jeremi Szaniawski, « Interview with Aleksandr Sokurov », dans Critical Inquiry, vol. 33, automne 2006.

 

UNE INDIFFÉRENCE DOULOUREUSE

Articles

François Albéra, « Voyage dans un cinéma en mutation », dans Cahiers du Cinéma, n° 395-396, mai 1987, p. 98.

Brenda Bollag, « La présence soviétique à Berlin », dans Positif, n° 315, mai 1987, p. 54.

Iannis Katsahnias. « 37ème festival de Berlin. Au Pied du mur », dans Cahiers du Cinéma, n° 394, avril 1987, p. 43.

 

LE JOUR DE L’ÉCLIPSE

Articles

Éric Derobert, « Le jour de l’éclipse. Un bout de challenger. Moscou Parade. Le « glasnost » vaincue », dans Positif, n° 384, février 1993, p. 40.

François Niney, « Le jour de l’éclipse », dans Cahiers du Cinéma, supplément au n° 529, p. 5.

Vincent Ostria, « Les montagnes hallucinées », dans Cahiers du Cinéma, n° 463, janvier 1993, p. 59.

 

MÈRE ET FILS

Cédric Anger, « Thessalonique ou l’exploration des sensations », dans Cahiers du Cinéma, n° 520, p. 13.

Robert Buckeye, « Mother and Son », dans Film Quarterly, vol. 52, n°4, Verano de 1999, p.40.

Stéphane Bouquet, « L’œuvre de mort », dans Cahiers du Cinéma, n° 521, p. 27.

Marie-Anne Garat, « Voir bouger les nuages », dans Cahiers du Cinéma, n° 522, p. 62.

Julian Graffy, « Mother and son », dans Sight and Sound, abril de 1998.

Sylvie Rollet, « Mère et fils. Attente », dans Positif, n° 444, febrero 1998, p. 41.

Angelo Signorelli, « La solitudine del dolore », dans Cineforum, anno 38 n° 6, Iuglio-Agosto 1988.

Frédéric Strauss, « Persévérer à Berlin », dans Cahiers du Cinéma, n° 512, abril 1997, p. 18.

Frédéric Strauss, « Sokourov, d’alpha en oméga », dans Cahiers du Cinéma, n° 521, p. 32.

Frédéric Strauss, « Mère et fils », dans Cahiers du Cinéma, supplément au n° 529, p. 5. “Celle qui s’en va”, dans Cahiers du Cinéma, nº 521.

 

MOLOCH

Stéphane Bouquet, « Moloch d’Alexandre Sokourov », dans Cahiers du cinéma, n° 536, 1999.

Philippe Rouyer, « Cannes 1999. Notes sur les films », dans Positif, nº 461/462, julio-agosto 1999, p. 122. “Moloch”, dans Cineforum, nº 385, anno 39, n° 5, juin 1999.

 

TAURUS

Michel Cieutat, « Taurus », dans Positif,  n° 485/486, juillet-août 2001.

Kirill Galetski, « Vladimir Lenin according to Sokurov and Mozgovoy », dans Cineaste, vol. 26, n° 3, 2001.

Jacques Kermabon, « Taurus », dans 24 Images, n°107/108, automne 2001.

David Stratton, « Taurus », dans Variety, n° 383, 28 mai-3 juin, 2001.

 

PÈRE ET FILS

Clélia Cohen, « De vigueur », dans Cahiers du Cinéma, n° 580, juin 2003.

Héléne Frappat, « Le sourire de mon père », dans Cahiers du Cinéma, n° 586, janvier 2004.

Julian Graffy, « Father Russia », dans Sight and Sound, n° 9, vol.13, septembre 2004.

Eithne O’Neill, « Père, Fils », dans Positif, n° 516, février 2004.

Tony Rayns, « Father and Son », dans Sight and Sound, n° 10, vol.13, octobre 2004.

Claire Vassé, « Père et Fils », dans Positif, n° 509-510, juillet- août 2004.

 

SITOGRAPHIE

Sur Alexandre Sokourov

The Island of Sokurov, Site officiel d’Alexandre Sokourov sous la direction d’Alexandra Tuchinskaya.

<http://www.sokurov.spb.ru/isle_en/isle_mnp.html&gt;

Thorsten Botz-Bornstein, « On the Blurring of Lines: Some Thoughts About Alexander Sokurov », sur Cinetext. Film & Philosophy.

<http://cinetext.philo.at/magazine/bornstein/sokurov.html&gt;

Denis Brotto, « Il cinema di Aleksandr Sokurov. Echi di suggestioni pittoriche », sur Giovane e innocente.

<http://www.effettonotteonline.com/enol/archivi/articoli/focus-on/200506/200506fo00.htm&gt;

Gabe Klinger, « An introduction to the films of Alexander Sokurov », sur 24FPS Magazine.

<http://www.24fpsmagazine.com/Archive/Sokurov1.html&gt;

Andrea Minuz, « Appunti per una ricognizione sull’opera di Aleksandr Sokurov », sur  FrameOnLine.

<http://www.frameonline.it/ArtN19_TFF_Sokurov.htm&gt;

Carlos Reviriego, « Alexandr Sokurov. El arte nos prepara para la muerte », sur El Cultural.

<http://www.elcultural.es/historico_articulo.asp?c=12177&gt;

Lauren Sedofsy, « Plane songs. Lauren Sedofsky talks with Alexander Sokurov – Interview », sur ArtForum, novembre 2001.

<http://www.findarticles.com/p/articles/mi_m0268/is_3_40/ai_81258061&gt;

Carlo Zivoli, « L’arte della creativita’ spirituale nelle opere di a. Tarkovskij, S. Paradzanov e A. Sokurov ».

<http://www.kud-logos.si/LOGOS-2-2201/l’arte%20della%20creativita%20spirituale.htm&gt;

 

Sur Moloch

Benjamin Halligan, « The Elusive Hitler . A Dialogue on Sokurov’s Moloch », sur Central Europe Review, vol. 2, n° 3, Janvier 2000.

<http://www.ce-review.org/00/3/kinoeye3_halligan.html&gt;

 

Sur Le jour de l’éclipse

Andrew J. Horton, « Angels or UFOs? Religion, politics and science fiction in Aleksandr Sokurov’s Dni zatmeniia», sur Central Europe Review, vol. 2, n° 3, Janvier 2000.

<http://www.ce-review.org/00/3/kinoeye3_horton.html&gt;

 

Sur Mère et fils

Gary Morris, « Mother and Son », sur Bright Lights Film Journal, Issue 23, décembre 1998.

<http://www.brightlightsfilm.com/23/motherson.html&gt;

Gregory and Marie Pearse, « The Spiritual Worlds of Alexander Sokurov ».

<http://www.hal-pc.org/~questers/Sokurov.html&gt;

Donato Totaro, « Mother and Son », sur Offscreen, 31 août 2005, vol. 9, n° 8.

<http://www.horschamp.qc.ca/9809/offscreen_reviews/sokurov.html&gt;

 

Compléments en ligne sur Unspoken cinema

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Un mot rapide sur une séance spéciale ce jour. Le film California Dreamin’ du Roumain Cristian Nemescu sera projeté à vingt heures ce mardi 23 novembre. Il sera suivi d’un débat animé par Fabien Baumann, rédacteur à Positif.

 

Voici la bande-annonce pour vous aider à vous décider.

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Le terme de cinéphilie serait apparu autour des années 40, mais on pourrait remonter vingt ans en arrière. En effet, dans les années 20, quelques ciné-clubs ont vu le jour, parallèlement à la parution de revues, disparues aujourd’hui. Ce fut aussi le fait de personnalités importantes comme George Sadoul ou de réalisateurs s’impliquant dans la critique de films, François Truffaut et Éric Rohmer notamment.

Ici, l’histoire de la cinéphilie ne sera pas exposée, mais plutôt les enjeux des mouvements qui, depuis quelques dizaines d’années, en modifient profondément les rapports et la façon de la vivre. Les progrès techniques sont à l’avant-scène de ces modifications, dont Internet et la duplication des supports techniques d’enregistrement (vidéocassette, DVD et aujourd’hui BluRay) constituent sans doute les principales raisons. La fréquentation des salles de cinéma baisse depuis l’apparition de la télévision, grossièrement proportionnellement selon le nombre de foyers équipés. Il ne s’agit pas d’une science exacte. Cependant, les chiffres semblent coïncider. Est-ce que cela signifie que le spectateur voit moins de films aujourd’hui qu’il y a cinquante ans? Au contraire, mais ce dernier va moins au cinéma. Il dispose de nombreux moyens de voir un film : les films enregistrés sur support physique (DVD et autres) et les films en ligne, stockés virtuellement, à visionner de son ordinateur, de sa tablette numérique ou de son téléphone portable, pour les plus téméraires. Quand, dans les années cinquante, un seul mode de diffusion existait, aujourd’hui ils se sont multipliés. Ces modes permettent de voir et revoir les films selon notre envie et nous défont des contraintes temporelle et géographique. D’être indépendants, en quelque sorte, de la vie publique d’une réalisation. Pourtant, la cinéphilie existe encore à travers les salles de cinéma, parmi lesquelles certaines organisent différents événements autour de films de patrimoine ou des nouveautés. Ces séances entretiennent un rapport humain d’échanges qu’il est difficile d’amener et d’entretenir sur la toile. Car, au lieu de communiquer, les différents organes de lecture et d’expression autour du cinéma par la cinéphilie, coexistent et demeurent assez hermétiques. Des passerelles sont possibles, mais généralement, chaque rédacteur est cloisonné dans son propre espace virtuel. Ailleurs, dans le monde feutré de la discussion d’après-film, les commentaires sont palpables et le débat s’engage immédiatement. On ne poste pas, on saisit le micro et on fait écho à ce qui vient de se dire. Ainsi, la cinéphilie devient donc plurielle en multipliant les réseaux de diffusion et de partage (la sensation de répétitions à l’infini est assez palpable sur le Web, certains articles étant reproduits à partir d’une source unique d’information).

Plurielle encore dans le sens où le film de cinéma n’est plus le seul concerné. Effectivement, le cinéphile moderne s’attache à tout objet audiovisuel. Son appétit se confronte à une quantité gigantesque d’objets disponibles pour guérir et aggraver sa maladie, où le format .avi pourrait symboliser une sorte de gage d’éternité. Il nous est donc rendu possible aujourd’hui de nourrir notre pratique de spectateur ad vitam. Là où une certaine violence pouvait éclater auparavant, où des clans s’affrontaient sur tel ou tel film, où la politique d’auteur s’inscrivait nettement dans les discours, aujourd’hui, le cinéphile mange de tout, aussi bien les classiques que les dernières grosses productions venues d’outre-Atlantique. Les chapelles ont éclaté à titre individuel (la cinéphilie peut vivre sans que l’on soit membre d’un groupe en particulier), tandis que demeure, dans les organes officiels, l’opposition Cahiers/Positif par exemple. Cependant, n’y aurait-il pas tout intérêt à se syndiquer en quelque sorte? Dans l’accumulation des parutions, dont Internet héberge davantage d’articles que la production papier, l’éclatement des auteurs vient à construire une sorte de bourdonnement inaudible et infernale dont l’originalité reste souvent à démontrer. De nombreux rédacteurs de blog se contentent principalement de recopier des morceaux d’articles glanés de-ci, de-là. De plus, chaque quotidien, chaque hebdomadaire, chaque radio ou presque, propose sa sélection de films, quand pour certains ils ne proposent pas en prime des émissions consacrées au cinéma. Ou ne pas écrire sur le cinéma signifie ne pas exister. Néanmoins, les critiques sérieuses se maintiennent généralement dans les revues spécialisées, alors qu’ailleurs il s’agit davantage d’évoquer et de signifier si l’on aime ou non. D’où l’extension des étoiles pour noter chaque film. Ce barème renvoie à la fois aux stars et à notre temporalité dérouté où il faut saisir avec une rapidité – toujours augmentée – le brouillon de nos impressions. Ainsi, il nous apparait qu’au delà d’être pléthorique, l’offre de pensée autour du cinéma reste finalement assez pauvre. Le loisir se confond à la recherche. À quand remonte la dernière bataille autour d’un film? Où est passé cet engagement viscéral à la défense d’un film en particulier? À Cannes, il est vrai, quelques disputes éclatent, mais généralement la gronde s’éteint rapidement. Ailleurs aussi, dans certaines revues ou à travers des émissions, des clivages naissent, les opinions s’affrontent. Néanmoins, nous sommes forcés de constater que les rivalités s’expriment avec beaucoup moins d’intensité et sont ramenés à des choses souvent basiques. Et le politique à l’intérieur des films fait de moins en moins débat. Nous pourrions nous interroger longuement sur les raisons de ces changements.

Enfin, la cinéphilie ne se présente pas seulement comme la pensée autour du cinéma. Il s’agit d’un mode de vie, d’un mouvement personnel, d’une exploration et évidemment d’une histoire d’amour. C’est pourquoi, la cinéphilie ne nécessite pas forcément de productions, mais peut se contenter d’être vécue au jour le jour, de façon éphémère et instinctive. Ou alors il n’est plus question de cela exactement, mais plus véritablement de cinéphagie.

 

 

Pour continuer sur ce sujet :

La cinéphilie ou l’invention d’une culture, Antoine de Baecque, Thierry Frémeaux, Vingtième siècle, Revue d’histoire n°46, 1995, Paris. Lire

Existe-t-il une nouvelle cinéphilie? article paru sur lemonde.fr le 12 mai 2005. Lire

PROJECTION PRIVEE – Cinéphiles et cinéphilies du 23 octobre 2010. Écouter

Un livre a paru récemment sur le sujet, il s’agit de « Cinéphiles et cinéphilies ». Voir

Et bien sûr, voir ou revoir Les cinéphiles ou tous les films que Louis Skorecki a consacré à ce thème.

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SITES D’INFORMATION

 

LES INSTITUTIONS
American Film Institute / ANICA : Associazione Nazionale Industrie Cinematografiche Audiovisive e multimediali / Centre national de la cinématographie / Cinémas de recherche / Film society of Lincoln center / Forum des Images / L’Agence du court-métrage / L’ARP : société civile des Auteurs, Réalisateurs, Producteurs / Le quai des images / Observatoire européen de l’audiovisuel /

LES SITES COMMUNAUTAIRES

Mubi / Portail du cinéma de Wikipedia / Cinoche / Allociné

LES ASSOCIATIONS FRANÇAISES

à venir

LES AIDES À LA CRÉATION

à venir

PATRIMOINE ET CONSERVATION

France

ANATEC : Archives Nationales Audiovisuelles du Travail et des Entreprises au Creusot / Cimalpes / Cinémathèque de la danse / Cinémathèque de Nice / Cinémathèque de Toulouse / Cinémathèque des pays de Savoie / Cinémathèque Française : Musée du cinéma / Cinémathèque Gaumont / Cinémathèque Robert Lynen / Cinémémoire.net / CNC Archives françaises du film / Conservatoire Régional de l’Image / ECPAD / Fondation Jérôme Seydoux – Pathé / Institut Jean Vigo / Institut Lumière / La Cinémathèque de Bretagne / Musée Jean Gabin / Pathé archives /

Europe

Archivio Luce / British Film Institute / charliechaplinarchive / Cinemateca Portuguesa / Cinematek / Cinémathèque suisse / Cineteca di Bologna / Conservation et restauration des films / Une Bibliographie / Det danske filminstitut / Deutsches Filminstitut – DIF / Estonian Filmarchive / Europa film treasures / Film Museum Berlin / Filmarchiv Austria / Filmaufbau GmbH / Filmoteca Espanola / Filmoteca Vasca / Fritz Bauer Institut / Icelandic Film Centre / Imperial war museum / Institute of contemporary arts / Irish Film Institute/ IFI / Jugoslovenska Kinoteka / La Cineteca del Friuli / Memoriav / Museo Nazionale del cinema /Fondazione Maria Adriana Prolo / Nederlands Filmmuseum / NFA/Nàrodni filmovy / Norsk filminstitut / Slovak Film Institute – SFI / Swedish film institute / The Finnish Film Archive / World cinema foundation /

Asie

Chinese Taipeï Film Archive (CTFA) / Hong Kong film archive / National Film Archive of India / NFAI / The Korean association of the cinematheques /

Afrique et Moyen-Orient

Cinémathèque de Tanger / Institut du Monde Arabe – Paris / Israel Film Archive – Jerusalem Cinematheque / Steven Spielberg Jewish Film Archive /

Amérique

Anthology Film Archives / BAM/PFA. Berkeley Art Museum & Pacific Film Archive / Black Film Center/Archive / Cinemateca Brasileira / Cinemateca distrital / Cinemateca dominicana / Cinemateca nacional / Cinemateca uruguaya / Cinémathèque Québécoise / Facets multi-media / Fortunoff Video Archive / Fundacion Cinemateca Boliviana / George Eastman House / Instituto Mexicano de Cinematografía / MIC / National Center for Jewish Film / National Film Preservation Foundation / Pacific cinematheque Pacifique / Public Motion Picture Research Centers and Film Archives / San Francisco cinematheque / Ucla Film and Television Archive /

Océanie et autres parties du monde

Screensound Australia / The film archive /

BASES DE DONNÉES

All movie / ANICA : Associazione Nazionale Industrie Cinematografiche Audiovisive e multimediali / Autour du 1er mai / AWN’ Animation Industry database / Bienvenue au ciné-club de Caen : analyse du cinéma d’art et d’essai / BiFi / Big cartoon database / Centre national de la cinématographie / Ciné-Index / CinéArtistes.com / Cinébox-office / Cinéfiches / Comme au cinéma.com / dvdfr.com : actualité de la zone 2 en dvd /Encyclo ciné / Festival international du court métrage à Clermont-Ferrand / Film litterature index / Film-documentaire.fr / Fondation Jérôme Seydoux – Pathé / Forum des Images / Internet Movie Database / L’Agence du court-métrage / Les gens du cinéma / Observatoire européen de l’audiovisuel / Revues de cinéma : l’histoire mondiale de la critique cinématographique dans les revues, fanzines et magazines de cinéma / Photographies de cinéma (très majoritairement américaines). /

ACHETER DES DVDs

K-films / Éditions Potemkine / ED Distribution /

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Les revues critiques et analytiques

Trafic

« Revue trimestrielle éditée par P.O.L. (vendue en librairie et disponible à la consultation et à l’emprunt, à la bibliothèque François Truffaut notamment). Elle propose des articles de professionnels et d’universitaires. » Son style est assez libre dans le sens où certains articles peuvent être tirés de correspondance et d’autres sont des textes littéraires assez éloignés du journalisme. L’une des plus enrichissantes selon moi pour sa sensibilité très particulière. Enfin, un fait assez fort pour être mentionné : cette revue ne contient physiquement aucune image.

 

Positif

« Revue fondée en 1952, célèbre notamment pour la qualité de ses entretiens. Depuis 1985, elle n’est plus seulement une revue critique, mais propose dans chaque numéro un dossier (consacré à un réalisateur, un métier du cinéma, un genre… etc.) souvent dans le domaine de l’histoire du cinéma. »

 

Cahiers du cinéma

« Revue fondée en 1951 par André Bazin, au sein de laquelle se sont essayés à l’analyse critique tous les réalisateurs de la Nouvelle Vague et de nombreux autres depuis. »

 

Cinéma

« Revue semestrielle haut de gamme éditée par Léo Scheer (vendue en librairie). Cette revue a pris la suite de Cinémathèque (1992-2003) avec pour l’essentiel la même équipe. »

 

Vertigo

« Périodicité irrégulière (en général biannuelle + un Hors série). Revue de professionnels et d’universitaires (souvent les deux à la fois). Réservés aux cinéphiles avertis. Dossiers consacrés majoritairement aux films « d’avant-garde » (ceux qui ne passent pas ou peu dans les UGC…). » Vertigo représente un apport essentiel dans la diversité des revues consacrées au cinéma. Une démarche approfondie, des choix très larges et un amour de la singularité font de cette publication un incontournable.

 

Actualité critique

Huit parutions environ par an. Cette revue qui ressemble davantage à un livre est proposée par Capricci. Cette structure produit aussi des films et édite livres et DVD. Actualité critique offre un regard sur l’actualité et met en avant des thèmes et des auteurs.

 

Les revues scientifiques

1895

« Revue centrée sur l’interaction cinéma – histoire éditée par AFRHC (Association française de recherche en histoire du cinéma), fondée en 1984. »

 

Les Cahiers des Champs Visuels

« Revue consacrée aux médias audiovisuels, composée d’articles rédigés par des chercheurs (du doctorant au professeur). »

 

CinémAction

« Revue fondée en 1978. Depuis 2005, la revue, co-éditée par Télérama, est devenue une collection, d’où la disparition de la rubrique « recension d’ouvrages ».

Chaque numéro est constitué autour d’un thème et réunit une trentaine de rédacteurs. »

 

Iris

« Revue de théorie du cinéma fondée en 1983 per Jacques Aumont, Jean-Paul Simon et Marc Vernet. De nombreux chercheurs internationaux y écrivent aux côtés d’universitaires français. Certains textes sont en anglais. Parmi les sujets abordés : le portrait peint au cinéma, précurseurs du film noir, théorie du cinéma et images numériques. »

 

Théorème

« Revue « maison » éditée par l’Ircav (Institut de recherche en cinéma et audiovisuel de Paris III) autour d’un thème donné : Visconti, le cinéma des premiers temps, Chris Marker.

À l’origine, le support avait été crée pour faciliter la promotion des travaux d’étudiants-chercheurs ; dans les faits, après les premières livraisons très peu ont eu ce privilège… »

 

Les revues spécialisées

Images documentaires

« Fondée en 1993, indépendante depuis 1997, la revue est entièrement consacrée au cinéma documentaire. Chaque numéro est centré autour d’un cinéaste ou d’un thème de réflexion et offre également des rubriques régulières : analyses de films, textes et entretiens éclairant la genèse des œuvres, prises de position critiques sur la situation de la production, sélections de DVD, d’articles et d’ouvrages à lire. »

 

 

L’Avant-scène Cinéma

« Créée en 1961, périodicité irrégulière, en général mensuelle. L’essentiel de chaque numéro est le découpage après montage d’un film accompagné d’un dossier thématique constitué de quelques courts articles ou d’interviews critiques. »

 

Bref

« Fondée en 1989, éditée par l’agence du court métrage, bimestrielle. »

 

 

Cinéscopie – LA REVUE DES AMATEURS DE CINÉMA

« La revue Cinéscopie est une revue trimestrielle qui s’adresse aux amateurs de cinéma : cinéphiles et cinéphages, collectionneurs, cinéastes amateurs et autres curieux.

Vous y trouverez des rubriques sur : l’histoire du cinéma, le patrimoine cinématographique, les projecteurs et caméras, l’actualité, les sorties DVD, des reportages, des portraits de collectionneurs, etc. »

Storyboard

« Revue à parution mensuelle et consacrée au storyboard. »

 

Synopsis

Six numéros par an, périodicité parfois irrégulière.

Revue consacrée au scénario (cinéma et télévision), qui propose des extraits de films, des dossiers thématiques sur l’écriture (en rapport avec l’actualité des tournages et/ou des sorties) avec interviews, ainsi que des avis de concours et des appels d’offre. »

Les revues de professionnels du cinéma

CNC Info

« Gazette d’information mensuelle sur les orientations données par le CNC à l’industrie du cinéma. »

 

Écran Total

« Hebdomadaire tout public sur l’actualité des médias audiovisuels. »

 

Le Film français

« Revue de professionnels hebdomadaire informant sur les nouveautés techniques et artistiques, les résultats au box-office, etc. »

 

CBS News

« Revue hebdomadaire éditée par CBS, fondée et dirigée par Christian Blachas (Culture Pub). Centrée sur les dernières nouveautés et innovations dans les médias. »

 

Enfin, une liste très incomplète de parutions étrangères disponibles cependant dans les bonnes enseignes.

 

Argentine

El Amante

 

États-Unis

Cineaste

Critical Inquiry

Movie Maker magazine

 

Italie

Filmcritica

 

Québec

24 images

Ciné-Bulles

Séquences

 

Royaume-Uni

Sight and Sound

 

 

 

 


 

 

Les parties entre guillemets sont tirées du guide Méthodologie du Travail Universitaire, sous la resposabilité de Madame Duffau ; Université Sorbonne Nouvelle, 2010, à l’exception des descriptifs d’Images documentaires et Cinéscopie.

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