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Posts Tagged ‘sorties’

Un film japonais n’est pas de trop car dernièrement les sorties nippones sur le réseau français sont assez rares. C’est donc avec plaisir que nous pourrons aller voir Le soldat Dieu de Koji Wakamatsu. Ce dernier revient sur les années 40 et, plus particulièrement, sur la guerre sino-japonaise qui faisait rage à l’époque. Le réalisateur règle ses comptes, en quelque sorte, avec la militarisation de sa société. Un film réussi et original.

Pour ce qui est du fantastique, Monsters remporte haut la main la palme cette semaine. Une sonde de la NASA percute le sol mexicain et laisse échapper des éléments extra-terrestre. Il s’ensuit une sorte de guerre contre ces nouveaux éléments indésirables. Le film retrace le cheminement, riche en rencontres charmantes, d’un photographe et de la femme qu’il escorte pour tenter de rejoindre la frontière. Notons une photographie et des décors soignés.

Toujours dans le même coin du monde, mais cette fois réalisé par un mexicain, Alamar. Pedro González-Rubio nous invite dans un film à la croisée du documentaire et du drame pour un magnifique voyage aux accents de fable. Fragile et délicat, Alamar séduira sans doute les plus jeunes et leurs parents.

Autre continent, africain cette fois, Le secret de Chanda sort pendant la journée mondiale contre le SIDA. Une partie des bénéfices tirée de l’exploitation en salle ira d’ailleurs à une association luttant contre le SIDA. Chanda, personnage central qui conduit le film habite bien son rôle mais ne sauve pas une écriture un peu molle et banale.

Toscan, un documentaire sur Daniel Toscan du Plantier, revient sur le parcours de ce grand producteur français. Toscan est un cri d’amour par et pour le cinéma à travers la vie d’un homme qui lui était totalement dévoué.

Enfin, dans la veine Cavalier et journal filmé, Jean-Claude Rousseau, figure du cinéma expérimental des années 80 nous livre son dernier opus : De son appartement. Entre la lecture à voix haute du Bérénice de Racine et des moments de solitude, le spectateur risque de se sentir aussi seul que le protagoniste.

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Déjà les actualités, nous rappellent que Noël approche et je ne me ferais pas le chantre de la grande distribution, ni le miroir des milliers de publicités disséminées.

Outrage est le dernier opus du prolifique Takeshi Kitano. Il me paraît un peu en dessous de ses productions du même genre dont Sonatine représente sans doute l’un des emblèmes majeurs.

Tribulations d’une amoureuse sous Staline, premier long métrage pour le cinéma du réalisateur polonais Borys Lankosz, nous narre les joies de la vie à l’Est dans les années 50. Humour noir et blanc, photographie aboutie, ce film constitue l’une des belles surprises de la semaine.

Le nom des gens pourra constituer, pour certains, la deuxième surprise des sorties d’aujourd’hui. C’est un objet ambigu sur les discours politiques, ici très romancés et peints sur un ton comique particulier.

Mugabe et l’Africain blanc revient sur les événements liés au président très contesté du Zimbabwe. Ce film se fonde sur l’attaque en justice d’un fermier blanc contre Mugabe. Il nous permet de percevoir plus profondément la violence quotidienne du pays et le despotisme de Mugabe.

Prick Up Your Ears et The Swimmer sont les deux reprises de cet agenda. Le premier, initialement sorti en 1987, est le quatrième long métrage de Stephen Frears (après avoir longtemps travaillé pour la télé). Il fait apparaître Gary Oldman dans l’un de ses premiers rôles au cinéma. The Swimmer, une première fois sur nos écrans en 1968, est un film métaphorique sur un homme (Burt Lancaster) qui nage de piscine en piscine pour accomplir son obsession.

Côté cycles et rétrospectives, notons Les fleurs du mal à la Filmothèque où nous serons proposés quelques films de David Lynch. Au Reflet Médicis, le festival Kinopolska nous offre de découvrir une dizaine de films venus de Pologne. Et le 11ème mois du film documentaire continue de réserver de nombreuses surprises à travers plusieurs salles.

Rappelons enfin, L’empire du milieu du Sud, déjà apparu plus tôt dans ces lignes. Un travail de documentation intéressant qui nous en apprend davantage sur l’histoire du Vietnam pendant le vingtième siècle.


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Voici encore une semaine riche en sorties. Difficile de faire un choix parmi cette profusion et d’annoncer chaque film.

Beaucoup de bruit a été fait autour de deux films français : Potiche et Rubber. Nous devons le premier film à François Ozon et le second à Quentin Dupieux. D’un côté nous avons à faire à une sorte de satire sociale en correspondance avec l’actualité française, de l’autre, une sorte de objet non-identifié. Il sera sans doute intéressant de voir ces deux films pour saisir l’état d’esprit actuel de ces deux réalisateurs. Chacun d’eux nous a habitué à des exercices assez différents à la qualité variable.

Belle épine sort cette semaine et permet à Léa Seydoux d’être l’une des actrices les plus représentées au cinéma actuellement avec trois ou quatre films à l’affiche. Le film revisite les profondeurs de l’adolescence sur fond de Fureur de vivre à la française.

Ensuite, nous avons le choix entre un éventail de films américains aux styles divers. Tout le monde sera servi : comédies, drames, actions… Unstoppable fait ressurgir le suspense des films à échéance catastrophique, type Speed, pour ne citer que lui. Ensuite, Date limite rejoue la partition d’un road movie dont les deux passagers partent sur des mauvaises bases. C’est dans cette confrontation entre deux personnalités apparemment incompatibles qui doit donner au film toute sa dimension comique. Le recyclage, façon gros sabots, y possède une large place, notamment avec ce clin d’œil très appuyé à The Big Lebowski, par exemple. Enfin, la saga de Saw continue pour le meilleur ou pour le pire.

Un film allemand parvient à se glisser dans les films de la semaine. Il s’agit du film Le braqueur, la dernière course, une variation autour du thème de la double identité. Cette réalisation semble assez bien menée, en espérant qu’elle ne s’enfonce pas trop dans les effets spectaculaires. À voir.

Enfin, le nombre important de films en avant-première nourrira les impatients. Pas moins de neuf films seront présentés avant leur sortie nationale. Histoire, comédie, psychanalyse et fantastique se partagent l’écran. À noter, L’Empire du milieu du Sud sur l’histoire mouvementée du Vietnam et co-réalisé par Jacques Perrin, acteur, producteur et réalisateur bien connu, et Éric Deroo, auteur de documentaires, autour de l’histoire coloniale française principalement. La tentation de Potosi proposera un objet presque métaphysique sur un homme qui, en Bolivie, aurait passé un pacte avec le diable. Le récit, sur un mode documentaire assez libre, tentera de nous faire pénétrer les traditionnelles pratiques mystiques du peuple bolivien, entre autres. Enfin, Mike Leigh revient avec Another Year, une variation autour de l’amitié d’hommes et de femmes d’âge mûr et le cycle de la vie et de la mort, dans ses grands traits, avec une légèreté qui en agacera sans doute certains.

 

Bonne semaine de cinéma à tous.

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Une nouvelle semaine de cinéma commence et c’est l’occasion de faire le point sur les films à sortir demain.
Concernant les sorties, on notera le dernier film de Jacques Doillon Le Mariage à trois habité par Pascal Grégory, Julie Depardieu, Louis Garrel, Agathe Bonitzer, entre autres. Nous retrouvons Philippe Sarde à la composition dans ce qui ressemble à une comédie de mœurs, assez loin des chefs-d’œuvres du passé.
Pour les fans de l’humour grolandais, ou plus généralement de l’esprit Canal, nous irons voir le dernier opus de Gustave Kervern et Benoît Delépine intitulé Mammuth. Le titre fait-il référence à l’acteur principal du film? Aucune idée. Ainsi, grâce à l’interprétation de Gérard Depardieu, sa famille occupe l’affiche de cette semaine. À ses côtés nous retrouverons Yolande Moreau, Anna Mouglalis, Bouni Lanners, Benoît Poelvoorde, Isabelle Adjani, rien que du classique pour ces deux réalisateurs, en dehors des deux icônes féminines que représentent Adjani et Mouglalis. Étant allergique à l’un des éléments du casting, je n’ai pu visionner la bande-annonce.
Nous continuons avec L’Épine dans le coeur dernier film en date du créatif Michel Gondry. Exit les cassettes vidéos et les remake en carton pâte, fini l’onirisme et le surréalisme, au contraire, nous pénétrons en plein terrain familial avec Suzette, la tante de Michel Gondry. Sélectionné dans une quantité de festivals, le film fait appel aux souvenirs de son cousin Jean-Yves et de sa tante, ancienne institutrice. Nous pensons naturellement à Nicolas Philibert et d’autres représentants du passé raconté à l’écran dans le style nostalgique et touchant. Mignon.
Aussi, Julie Delpy sort La Comtesse avec des acteurs internationaux dont elle-même et le médiatique Daniel Brühl (Goodbye Lenin). Un film de costumes donc, tourné en anglais, que Julie Delpy a adapté de la vie de la Comtesse de Bathory. Le film parait assez bien mené et offre de belles tensions dans le jeu des sentiments.

Les reprises de la semaine comptent de nombreux joyaux. Avant tout, intéressons-nous aux dépoussiérages de la Filmothèque. Cette semaine, la rétrospective John Ford offre l’occasion de voir et revoir certains de ses chefs-d’œuvres. Ceux qui n’ont pas eu le temps de se rendre aux Raisins de la colère peuvent se rattraper cette semaine. Notons la liste des films de Ford présentés dans la sélection : Qu’elle était verte ma vallée, La poursuite infernale, La charge héroïque, La prisonnière du désert, Les cavaliers, L’homme qui tua Liberty Valance et Les Cheyennes. Signalons aussi les présences à l’écran de réalisations d’Alfred Hitchcock, d’Élia Kazan et de Sidney Pollack. Enfin, pour faire écho à la récente sortie du Bad Lieutenant de Werner Herzog, la Filmothèque programme celui réalisé par Abel Ferrara en 1992, magnifiquement habité par Harvey Keitel.
Au Grand Action (5, rue des écoles), Johnny Guitar, Orfeu Negro, Le Guépard, Blow Up, Mash, La Dolce Vita et Marty se partage l’actualité des films plus ou moins récents. Ne manquez surtout pas Johnny Guitar, Orfeu Negro et Le Guépard si vous ne connaissez pas encore ces films.
Enfin, Le Champo présente pour la deuxième semaine consécutive la version restaurée et HD des Chaussons rouges de Michael Powell. Il est aussi programmé au Lincoln et au Nouveau Latina.
Naturellement, de nombreuses autres pépites sont à découvrir au milieu du foisonnement de l’offre de cinéma.

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