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Posts Tagged ‘Trafic’

Les revues critiques et analytiques

Trafic

« Revue trimestrielle éditée par P.O.L. (vendue en librairie et disponible à la consultation et à l’emprunt, à la bibliothèque François Truffaut notamment). Elle propose des articles de professionnels et d’universitaires. » Son style est assez libre dans le sens où certains articles peuvent être tirés de correspondance et d’autres sont des textes littéraires assez éloignés du journalisme. L’une des plus enrichissantes selon moi pour sa sensibilité très particulière. Enfin, un fait assez fort pour être mentionné : cette revue ne contient physiquement aucune image.

 

Positif

« Revue fondée en 1952, célèbre notamment pour la qualité de ses entretiens. Depuis 1985, elle n’est plus seulement une revue critique, mais propose dans chaque numéro un dossier (consacré à un réalisateur, un métier du cinéma, un genre… etc.) souvent dans le domaine de l’histoire du cinéma. »

 

Cahiers du cinéma

« Revue fondée en 1951 par André Bazin, au sein de laquelle se sont essayés à l’analyse critique tous les réalisateurs de la Nouvelle Vague et de nombreux autres depuis. »

 

Cinéma

« Revue semestrielle haut de gamme éditée par Léo Scheer (vendue en librairie). Cette revue a pris la suite de Cinémathèque (1992-2003) avec pour l’essentiel la même équipe. »

 

Vertigo

« Périodicité irrégulière (en général biannuelle + un Hors série). Revue de professionnels et d’universitaires (souvent les deux à la fois). Réservés aux cinéphiles avertis. Dossiers consacrés majoritairement aux films « d’avant-garde » (ceux qui ne passent pas ou peu dans les UGC…). » Vertigo représente un apport essentiel dans la diversité des revues consacrées au cinéma. Une démarche approfondie, des choix très larges et un amour de la singularité font de cette publication un incontournable.

 

Actualité critique

Huit parutions environ par an. Cette revue qui ressemble davantage à un livre est proposée par Capricci. Cette structure produit aussi des films et édite livres et DVD. Actualité critique offre un regard sur l’actualité et met en avant des thèmes et des auteurs.

 

Les revues scientifiques

1895

« Revue centrée sur l’interaction cinéma – histoire éditée par AFRHC (Association française de recherche en histoire du cinéma), fondée en 1984. »

 

Les Cahiers des Champs Visuels

« Revue consacrée aux médias audiovisuels, composée d’articles rédigés par des chercheurs (du doctorant au professeur). »

 

CinémAction

« Revue fondée en 1978. Depuis 2005, la revue, co-éditée par Télérama, est devenue une collection, d’où la disparition de la rubrique « recension d’ouvrages ».

Chaque numéro est constitué autour d’un thème et réunit une trentaine de rédacteurs. »

 

Iris

« Revue de théorie du cinéma fondée en 1983 per Jacques Aumont, Jean-Paul Simon et Marc Vernet. De nombreux chercheurs internationaux y écrivent aux côtés d’universitaires français. Certains textes sont en anglais. Parmi les sujets abordés : le portrait peint au cinéma, précurseurs du film noir, théorie du cinéma et images numériques. »

 

Théorème

« Revue « maison » éditée par l’Ircav (Institut de recherche en cinéma et audiovisuel de Paris III) autour d’un thème donné : Visconti, le cinéma des premiers temps, Chris Marker.

À l’origine, le support avait été crée pour faciliter la promotion des travaux d’étudiants-chercheurs ; dans les faits, après les premières livraisons très peu ont eu ce privilège… »

 

Les revues spécialisées

Images documentaires

« Fondée en 1993, indépendante depuis 1997, la revue est entièrement consacrée au cinéma documentaire. Chaque numéro est centré autour d’un cinéaste ou d’un thème de réflexion et offre également des rubriques régulières : analyses de films, textes et entretiens éclairant la genèse des œuvres, prises de position critiques sur la situation de la production, sélections de DVD, d’articles et d’ouvrages à lire. »

 

 

L’Avant-scène Cinéma

« Créée en 1961, périodicité irrégulière, en général mensuelle. L’essentiel de chaque numéro est le découpage après montage d’un film accompagné d’un dossier thématique constitué de quelques courts articles ou d’interviews critiques. »

 

Bref

« Fondée en 1989, éditée par l’agence du court métrage, bimestrielle. »

 

 

Cinéscopie – LA REVUE DES AMATEURS DE CINÉMA

« La revue Cinéscopie est une revue trimestrielle qui s’adresse aux amateurs de cinéma : cinéphiles et cinéphages, collectionneurs, cinéastes amateurs et autres curieux.

Vous y trouverez des rubriques sur : l’histoire du cinéma, le patrimoine cinématographique, les projecteurs et caméras, l’actualité, les sorties DVD, des reportages, des portraits de collectionneurs, etc. »

Storyboard

« Revue à parution mensuelle et consacrée au storyboard. »

 

Synopsis

Six numéros par an, périodicité parfois irrégulière.

Revue consacrée au scénario (cinéma et télévision), qui propose des extraits de films, des dossiers thématiques sur l’écriture (en rapport avec l’actualité des tournages et/ou des sorties) avec interviews, ainsi que des avis de concours et des appels d’offre. »

Les revues de professionnels du cinéma

CNC Info

« Gazette d’information mensuelle sur les orientations données par le CNC à l’industrie du cinéma. »

 

Écran Total

« Hebdomadaire tout public sur l’actualité des médias audiovisuels. »

 

Le Film français

« Revue de professionnels hebdomadaire informant sur les nouveautés techniques et artistiques, les résultats au box-office, etc. »

 

CBS News

« Revue hebdomadaire éditée par CBS, fondée et dirigée par Christian Blachas (Culture Pub). Centrée sur les dernières nouveautés et innovations dans les médias. »

 

Enfin, une liste très incomplète de parutions étrangères disponibles cependant dans les bonnes enseignes.

 

Argentine

El Amante

 

États-Unis

Cineaste

Critical Inquiry

Movie Maker magazine

 

Italie

Filmcritica

 

Québec

24 images

Ciné-Bulles

Séquences

 

Royaume-Uni

Sight and Sound

 

 

 

 


 

 

Les parties entre guillemets sont tirées du guide Méthodologie du Travail Universitaire, sous la resposabilité de Madame Duffau ; Université Sorbonne Nouvelle, 2010, à l’exception des descriptifs d’Images documentaires et Cinéscopie.

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Je viens d’attraper le numéro 50 de Trafic. Il pose le plus simplement possible la question Qu’est-ce que le cinéma?. Vaste combat-amour auquel se livrent une armée d’auteurs. Jamais, sans doute, cette phrase ne connaîtra de réponses précises en dehors des considérations scientifiques qui déterminent le cinéma comme la projection d’un flot d’images conjuguée à la diffusion d’une bande sonore.
Dans l’intitulé du numéro 50 réside, pour la énième fois depuis l’arrivée du train, l’enfer du désir de cadrer un champ résolu, définitif, une géographie, un sens au cinéma. Impossible d’en poser les frontières, d’en écrire une définition, simplement dessiner les contours, parfaire des approches, parler au cas par cas, caresser des détails, mais jamais n’englober le tout du cinématographe à l’ère de l’expansion de la 3D.
Le cinéma enveloppe d’ivresse la vie de certaine personne, caresse l’esprit d’obsédés du noir & blanc, lave d’allégresse la noirceur de tourmentés divers, aiguise les connaissances des amateurs éclairés, offre au troisième âge un quatrième âge, remplit le ventre des affamés de nouveauté, etc. Les films, dans leur succession extravagantes, font courir sur les murs, des quantités de situations sublimées, des rôles encyclopédiques qui mêlent des histoires universelles, développent des regards enfin, dont la singularité – quand elle existe – frappe agréablement le cœur en recherche d’innovation.
En effet, pour le chercheur de cinéma, nager dans la marée noire de productions insipides relèvent du défi, car dans ce lot de projets édulcorés et financièrement valables, repérer la brillance d’une œuvre personnelle relève du défi. Aujourd’hui, nous avons lamentablement atteint, pour le bonheur du plus grand nombre, l’overdose que la technique et le financement permet : une dizaine de films au-dessus de 500 copies, une vingtaine de films qui resteront deux semaines à l’affiche et une trentaine d’autres qui voyageront obscurément dans les limbes de l’anonymat lumineux. Je schématise un état des lieux qui rend les salles d’exploitation beaucoup plus efficace dans le roulement de ces produits qu’un rayon de grande surface. En dehors de certains endroits, nécessairement orientés vers ce type de pratique, soulignons le mérite de ceux qui vont à l’encontre d’un système qui asphyxie de nouveautés la qualité, ou quand la quantité noie la multiplicité des expressions dans un brouillard commercial.
Ce serait sans compter le public dévoué au cinéma, celui qui attend une heure sous une pluie désagréable l’ouverture d’une séance, qui se rend à Pantin à patins pour Côté Courts, qui continue de sourire devant Les ailes du désir ou fait honneur à Zanussi une après-midi d’avril. Pourvu que l’amour continue de s’échanger dans ces salles sombrement éclairées de merveilles.

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